Conservation in situ et ex situ de la flore rare et/ou menacée
Pour assurer la biodiversité de demain    

 

L’activité de conservation est organisée autour de quatre axes :
   - la définition des priorités de conservation ;
   - la connaissance et le suivi des habitats et des espèces les plus menacés ;
   - l’établissement de plans de conservation ;
   - la participation à des actions de préservation de la nature.
Ces opérations sont rendues possibles par des partenariats étroits noués avec des organismes œuvrant dans les domaines de la connaissance et de la gestion du patrimoine naturel.


 

La définition des priorités de conservation

  
La flore
 
Habitats
Iris sibiricaLe Conservatoire établit des listes « rouges » d’espèces menacées, listes hiérarchisées qui intègrent une analyse de la rareté, mais également une analyse des menaces pesant sur chaque taxon selon les critères donnés par l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN).
Cypripedium calceolus L.Une liste des plantes vasculaires déterminantes pour les ZNIEFF et une liste des taxons envahissants (liste noire) a également été réalisée.

 
     La liste rouge des habitats comprend deux niveaux :
- les habitats d’intérêt européen, niveau qui comprend l’ensemble des associations pouvant être rattachés aux habitats figurant dans l’annexe 1 de la directive européenne du 21 mai 1992 dite « Directive Habitats » ;
- les habitats d’intérêt régional, dont la liste a été établie à dire d’expert.
tulipa sylvestris L.

 
 
 
   

 la connaissance et le suivi des habitats et des espèces les plus menacés

 La Flore
 
 Habitats
 Programme « Connaissance de la flore rare ou menacée de Franche-Comté »
Dans le cadre de ce programme, un bilan précis sur l’état actuel des stations et des populations de taxons menacés est réalisé. Le choix des espèces concernées est établi d’après les priorités de conservation fixées par le Conservatoire. Pour chaque plante, l’ensemble des localités connues fait l’objet d’un contrôle sur le terrain à l’occasion duquel le degré de menace et l’état de conservation des populations sont étudiés. A l’occasion de ces visites, les populations sont précisément cartographiées, la plupart du temps à l’aide d’un GPS, et des relevés phytosociologiques sont réalisés conjointement. Ces bilans stationnels constituent des états initiaux permettant d’appréhender plus finement le degré de menace réel des espèces et de proposer des mesures de conservation adaptées et opérationnelles. Ils constituent également des états initiaux permettant d’envisager un suivi à long terme de l’évolution des populations.
   Le Conservatoire peut :
- contribuer à l’établissement d’états initiaux des populations d’espèces végétales remarquables ;
- réaliser des expertises préalables à la réalisation de travaux de restauration ;
- assurer le suivi floristique et phytocénotique des espaces protégés.

Ces opérations permettent de comprendre dans la durée l’évolution d’habitats et de populations d’espèces remarquables sous l’effet ou non d’une gestion conservatoire.
Saxifraga hirculus(25)
 
 

 L’établissement de plans de conservation

 Des plans de conservation des espèces les plus menacées sont réalisés afin de tenter d’assurer leur survie. Gladiolus palustris Gaudin
Les programmes sont réalisés en étroite collaboration avec les gestionnaires chargés de mettre en œuvre les mesures de protection et de gestion des stations concernées.
Exemple de plans de conservation en cours ou réalisés : Cypripedium calceolus L., Diphasiastrum tristachyum (Pursh) Holub, Gladiolus palustris Gaudin, Liparis loeselii (L.) Rich., Lycopodiella inundata (L.) Holub et Saxifraga hirculus L.,…
Lorsqu’une espèce végétale est fortement menacée dans son milieu naturel, une récolte de semences est réalisée afin de pouvoir la réintroduire si elle venait à disparaître de la nature. C’est ce qu’on appelle des mesures de conservation « ex situ », par opposition aux programmes mis en place « in situ » c’est à dire dans le milieu.