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Nuisances induites
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L’Ambroisie nuit
aux milieux naturels et semi-naturels nus en
les envahissant et affecte
la production agricole en réduisant
la qualité des récoltes. Elle provoque
surtout de graves problèmes
de santé publique par
l’intermédiaire de son pollen
très allergisant. L’Ambroisie produit
en août une importante quantité de
grains de pollen (plusieurs milliards par plant)
qui, du fait de leur très petite taille
(18 à 20 micromètres), sont facilement
aéroportés sur de grandes distances
(parfois plus de 65 kilomètres). L’ornementation épineuse
de son pollen lui confère un fort potentiel
allergisant qui s’exprime par divers troubles notamment
des pollinoses (rhume des foins) pouvant se compliquer
en otites, sinusites, bronchites, asthme, mais
aussi par des conjonctivites, des urticaires,
des eczémas et trachéites … 6 à 12
% de la population seraient sensibles au pollen
d’Ambroisie et il suffirait de 5 grains
de pollen par mètre cube d’air pour
déclencher les symptômes.
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Plan d’action
et méthodes de lutte
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Les techniques préventives visent à :
sensibiliser (plaquette
d’information générale, fiche technique) le grand public, les collectivités
territoriales, les agriculteurs, les conducteurs
de chantiers,… sur les dangers suscités
par cette espèce et sur la nécessité de
la détruire ;
limiter
les terres dénudées
(chantiers, bords de routes, friches) en procédant à un
couvert du sol, végétal (trèfle,
gazon…) ou autre (paillis d’écorce…).
Pour les techniques curatives, dans les zones
peu infestées ou peu praticables pour
des engins mécaniques, cette plante
annuelle se détruit très bien
par arrachage. Cette technique de lutte présente
l’avantage d’être sélective
et de permettre l’élimination
de tous les plants d’Ambroisie. En revanche,
les zones très envahies peuvent être
traitées grâce à la fauche.
Les résidus de fauche ou d’arrachage
peuvent ensuite être mis en sac poubelle
ou incinérés (en respectant les
obligations légales). Dans tous les
cas, ces interventions sont à prévoir
début août, avant la floraison,
afin d’empêcher les émissions
de pollens et la constitution d’un stock
de graines dans les sols.
Le désherbage chimique ne peut être
retenu que pour les parcelles agricoles fortement
infestées par l’Ambroisie. Dans
les autres situations, cette méthode
doit être évitée car elle
conduit à éliminer tous les végétaux,
créant ainsi des plages nues favorables à l’Ambroisie.
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| Recensement
des stations d'Ambroisie |
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La lutte contre
l’Ambroisie nécessite de connaître
précisément sa répartition.
Le Conservatoire Botanique de Franche-Comté centralise
l’information
disponible sur cette espèce ; il
est important de lui signaler toute observation
par l’intermédiaire de son formulaire
de saisie en ligne des stations d’Ambroisie
disponible sur le site.
Les services et les établissements publics (Préfecture, DDAF, DDASS,
Chambre d’agriculture…) peuvent être consultés sur
la mise en œuvre des techniques de lutte ; il importe également
de les tenir informés des opérations de lutte qui sont engagées
sur le terrain.
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